Pour l’été 2026, les Français ne renoncent pas tous aux vacances, mais ils sont nombreux à revoir leur projet. Destination plus proche, séjour plus court, budget transport surveillé : le sondage OpinionWay pour Point S montre que le coût du déplacement intervient désormais très tôt dans l’organisation des congés. Ces résultats éclairent les arbitrages susceptibles d’influencer le choix d’un camping, d’un hôtel ou de tout autre hébergement touristique.
Comment les Français adaptent-ils leurs vacances en 2026 ?
La moitié des Français prévoit de partir pendant l’été 2026. Toutefois, 47 % déclarent que la hausse des carburants aura un effet sur leurs vacances : 18 % changeront de destination, 17 % renonceront à partir et 12 % réduiront la durée de leur séjour. La proximité, l’accessibilité et le coût du trajet peuvent donc peser davantage dans le choix final de l’hébergement.
Au sommaire
- Les vacances restent importantes, mais les arbitrages se multiplient
- Le coût du trajet influence le choix de la destination
- Ce que l’étude permet de comprendre sur le choix d’un hébergement
- La voiture demeure centrale dans l’organisation du séjour
- Les vacanciers surveillent leurs dépenses estivales
- Quels profils adaptent le plus leurs projets ?
- Méthodologie et précautions de lecture
- Fiche source de l’étude
Les vacances restent importantes, mais les arbitrages se multiplient
Les vacances conservent une place forte dans les projets des Français. Selon le sondage OpinionWay pour Point S, 50 % des personnes interrogées envisagent de partir pendant l’été 2026 et déclarent que les vacances restent un moment important pour elles (page 8 du PDF).
Cette proportion est néanmoins inférieure de trois points à celle mesurée en 2025. La comparaison doit être interprétée avec prudence, car les modalités de réponse ont été reformulées en 2026.
1 Français sur 2
La moitié des 1 002 adultes interrogés prévoit de partir en vacances au cours de l’été 2026.
Près de trois répondants sur dix déclarent qu’ils ne partiront pas. Parmi eux, 20 % n’avaient pas prévu de séjour, tandis que 9 % avaient initialement envisagé un départ mais y renoncent faute de budget (page 8).
Une autre partie de la population n’a pas encore décidé. Les indécis représentent 21 % des répondants : 13 % ont l’habitude de choisir leur séjour à la dernière minute et 8 % attendent notamment de voir comment évolueront les prix du carburant.
Les principaux comportements observés
- 50 % prévoient de partir en vacances.
- 29 % ne prévoient pas de départ.
- 21 % n’ont pas encore pris leur décision.
- 9 % renoncent à un séjour envisagé faute de budget.
- 8 % attendent l’évolution du prix des carburants avant de décider.
Le coût du trajet influence le choix de la destination
Le prix des carburants ne modifie pas seulement le budget du voyage. Il peut également conduire à choisir une autre destination ou à réduire la durée des vacances.
Au total, 47 % des Français déclarent que la hausse des prix du carburant aura un impact sur leurs vacances d’été 2026 (page 12).
| Décision envisagée | Part des répondants |
|---|---|
| Changer de destination pour réduire les frais de carburant | 18 % |
| Renoncer au départ faute de budget | 17 % |
| Réduire la durée du séjour | 12 % |
| Aucun impact anticipé | 46 % |
| Ne se prononcent pas | 7 % |
Le changement de destination est la première adaptation citée. Pour les professionnels et les voyageurs, ce résultat souligne l’importance du coût d’accès au lieu de vacances. Un hébergement attractif peut être écarté lorsque la distance, les péages ou le carburant rendent le trajet trop coûteux.
Ce que mesure réellement le sondage
L’étude ne demande pas aux répondants s’ils choisiront un camping, un hôtel, une résidence de tourisme ou une location. Elle permet seulement d’observer les arbitrages liés au départ, au transport, à la destination et aux dépenses. Toute mise en perspective concernant le choix de l’hébergement doit donc rester prudente.
Les séjours plus courts constituent une autre variable d’ajustement
Douze pour cent des Français déclarent qu’ils raccourciront leurs vacances pour limiter leurs frais de carburant. Ce résultat montre que le coût du déplacement peut agir sur la durée du séjour, et pas uniquement sur le choix de partir ou non.
Pour un voyageur, réduire le nombre de nuitées permet de diminuer le budget global, mais ne réduit pas nécessairement le coût du trajet aller-retour. À l’inverse, choisir une destination plus proche peut agir simultanément sur le carburant, les péages et le temps passé sur la route.
Cette lecture constitue une interprétation pratique des réponses recueillies. L’étude ne compare pas directement l’efficacité de ces différentes stratégies budgétaires.
Ce que l’étude permet de comprendre sur le choix d’un camping ou d’un hôtel
Le sondage ne fournit aucun classement des hébergements préférés. Il apporte néanmoins plusieurs éléments utiles pour comprendre le contexte dans lequel les vacanciers choisissent leur lieu de séjour.
La proximité peut devenir un critère de sélection
Lorsque 18 % des Français envisagent de changer de destination afin de réduire les dépenses de carburant, les hébergements accessibles en quelques heures de route peuvent gagner en pertinence. Cette tendance peut concerner aussi bien un camping qu’un hôtel, une location ou une résidence de vacances.
La distance ne constitue cependant qu’un facteur parmi d’autres. Le PDF ne mesure ni le prix des nuitées, ni les équipements recherchés, ni le niveau de confort souhaité, ni la préférence entre plein air et hôtellerie.
La souplesse de réservation peut répondre à la progression des décisions tardives
Treize pour cent des répondants expliquent qu’ils choisissent habituellement leurs vacances à la dernière minute. Cette proportion contribue au total de 21 % de personnes encore indécises à la date de l’enquête (page 8).
Ces comportements peuvent rendre les conditions de réservation, les disponibilités tardives et la clarté des tarifs particulièrement importantes. Il s’agit toutefois d’une conséquence éditoriale plausible, et non d’un résultat directement mesuré par OpinionWay.
Le prix de l’hébergement ne doit pas être isolé du coût du trajet
Un hébergement affichant un prix à la nuit attractif ne correspond pas toujours à l’option la moins chère une fois le déplacement ajouté. Les données du sondage montrent que les Français intègrent le carburant, les péages et le stationnement à leur budget automobile.
Pour comparer deux séjours, il peut donc être utile de considérer le coût total : transport, hébergement, stationnement et dépenses sur place. L’étude ne calcule toutefois pas ce coût global.
Camping ou hôtel : l’étude permet-elle de savoir lequel sera privilégié en 2026 ?
Non. Le type d’hébergement n’est pas abordé dans le questionnaire. Les résultats montrent seulement que le budget, la distance et le moyen de transport influencent l’organisation des vacances.
La voiture demeure centrale dans l’organisation du séjour
Parmi les Français qui prévoient de partir ou qui hésitent encore, 63 % envisagent d’utiliser une voiture comme principal moyen de transport (page 16).
Ce total comprend :
- 56 % qui prévoient une voiture individuelle ;
- 4 % qui envisagent une voiture partagée ou du covoiturage ;
- 3 % qui pensent utiliser une voiture de location.
L’avion recueille 15 % des réponses et le train 13 %. Le car ou le bus de tourisme représente 2 %.
63 % des partants ou indécis
La voiture reste le principal moyen de transport envisagé pour les vacances, sur une base de 709 répondants.
La place de la voiture recule progressivement
Bien qu’elle reste majoritaire, la voiture perd du terrain. Sa part totale est passée de 79 % en 2020 à 78 % en 2022, puis à 68 % en 2023. Après une remontée à 71 % en 2024, elle est redescendue à 67 % en 2025 et à 63 % en 2026 (page 17).
Cette évolution ne signifie pas que tous les voyageurs abandonnent la voiture. Elle indique seulement qu’une part moins importante des partants et des indécis la désigne comme mode de transport principal.
Le lieu de résidence détermine fortement le mode de déplacement
La voiture est particulièrement présente dans les territoires où les alternatives peuvent être moins nombreuses. Elle est choisie par 75 % des habitants des communes rurales et par 74 % des habitants des agglomérations de 2 000 à 19 999 habitants (page 19).
Dans l’agglomération parisienne, cette proportion descend à 47 %. Les habitants d’Île-de-France envisagent davantage le train et l’avion : 22 % citent le train et 24 % l’avion, contre respectivement 10 % et 13 % en province.
Pour un établissement touristique, l’accessibilité ne se résume donc pas à la présence d’un parking. Selon la clientèle visée, la proximité d’une gare ou d’un réseau de transports peut aussi jouer un rôle dans le choix du séjour. Ce prolongement n’est pas directement évalué dans le sondage.
La praticité domine les critères de choix du transport
Parmi les personnes qui envisagent d’utiliser un moyen de transport, 70 % déclarent l’avoir choisi pour son caractère pratique. Elles estiment qu’il répond à leurs besoins en matière de nombre de voyageurs, de bagages ou de voyage avec un enfant (page 20).
Le caractère adapté au trajet est cité par 57 %, le prix par 36 % et l’aspect écologique par 18 %. Plusieurs réponses étant possibles, le total dépasse 100 %.
La praticité est encore plus souvent citée par les automobilistes : 78 % des personnes choisissant la voiture mentionnent ce motif. Pour le train, le prix est cité par 53 % des répondants concernés et le caractère écologique par 57 % (page 25).
Les vacanciers surveillent leurs dépenses estivales
Le budget automobile représente un poste significatif pour les personnes qui partiront en voiture. Parmi elles, 31 % pensent consacrer plus de 300 euros au carburant, aux péages et au stationnement (page 35).
| Montant envisagé | Part des automobilistes interrogés |
|---|---|
| Moins de 100 euros | 10 % |
| De 100 à 199 euros | 31 % |
| De 200 à 299 euros | 28 % |
| De 300 à 399 euros | 10 % |
| Plus de 400 euros | 21 % |
Au total, 69 % prévoient un budget automobile inférieur ou égal à 300 euros. La part des personnes anticipant plus de 400 euros augmente de trois points par rapport à 2025.
Les dépenses globales ne reculent pas pour tout le monde
Interrogés sur l’ensemble de leurs dépenses de vacances, 44 % des Français pensent dépenser autant que l’année précédente et 20 % davantage. Le total des personnes prévoyant de dépenser autant ou plus atteint ainsi 64 % (page 38).
À l’inverse, 35 % prévoient de réduire leurs dépenses. Ce résultat peut refléter plusieurs réalités : séjour plus court, destination différente ou réduction de certaines dépenses. Le questionnaire ne précise pas les postes concernés.
Une hausse de budget ne signifie pas nécessairement davantage de prestations
L’étude ne permet pas de savoir si les répondants qui prévoient de dépenser plus réserveront un hébergement plus cher. Cette hausse peut aussi être liée à l’évolution générale des prix ou au coût du déplacement.
Quels profils adaptent le plus leurs projets de vacances ?
Les moyennes nationales masquent des différences importantes entre les catégories de population.
Les jeunes adultes sont plus nombreux à envisager un départ
Les 25-34 ans affichent la plus forte intention de départ : 66 % prévoient des vacances pendant l’été 2026. La proportion est de 58 % chez les 18-24 ans, de 55 % chez les 35-49 ans et de 38 % chez les 65 ans et plus (page 10).
Les jeunes se tournent aussi davantage vers le train et l’avion. Chez les 18-24 ans qui prévoient de partir ou hésitent encore, 31 % envisagent le train et 25 % l’avion, contre 24 % la voiture individuelle (page 18).
Les familles sont davantage exposées au prix du carburant
Parmi les foyers comprenant au moins un enfant de moins de 18 ans, 61 % déclarent que la hausse des carburants aura un effet sur leurs vacances. Cette proportion est de 41 % parmi les foyers sans enfant mineur (page 14).
Dans les familles concernées, 25 % prévoient de changer de destination, 23 % de renoncer au départ et 13 % de réduire la durée du séjour.
Les Franciliens partent davantage mais utilisent moins la voiture
Les habitants d’Île-de-France sont 64 % à envisager un départ, contre 47 % en province (page 11). Ils sont toutefois moins nombreux à choisir la voiture : 49 %, contre 67 % en province (page 19).
Ces résultats rappellent que l’intention de partir et le choix du mode de transport répondent à des logiques différentes. Un taux de départ élevé ne signifie pas nécessairement une utilisation plus fréquente de la voiture.
Comment l’étude sur les vacances des Français a-t-elle été réalisée ?
Le document analysé est la sixième édition de l’étude « Les Français et les départs en vacances », réalisée par OpinionWay pour Point S et publiée en mai 2026.
L’enquête a été menée auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été construit selon la méthode des quotas, en prenant en compte le sexe, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle, la taille de l’agglomération et la région de résidence (page 3).
Les entretiens ont eu lieu du 22 au 25 mai 2026. Les participants ont répondu à un questionnaire auto-administré en ligne selon la méthode CAWI.
OpinionWay indique avoir appliqué les procédures de la norme ISO 20252:2019. Pour un échantillon d’environ 1 000 personnes, les marges d’incertitude annoncées vont de 1,4 à 3,1 points au maximum.
- Organisme : OpinionWay pour Point S.
- Taille de l’échantillon : 1 002 personnes.
- Population : Français âgés de 18 ans et plus.
- Collecte : questionnaire auto-administré en ligne.
- Période : du 22 au 25 mai 2026.
- Échantillonnage : méthode des quotas.
- Zone géographique : France.
Quelles précautions faut-il respecter pour lire les résultats ?
Le sondage mesure des intentions exprimées avant le début de l’été. Il ne décrit pas les vacances effectivement réalisées, les réservations finalisées ou les dépenses réellement engagées.
- Les réponses sont déclaratives et peuvent évoluer après l’enquête.
- Certaines questions ne sont posées qu’aux personnes envisageant un départ ou un mode de transport précis.
- Les résultats concernant la voiture reposent selon les questions sur 709, 660, 445 ou 399 répondants.
- Les modalités de la question sur les intentions de départ ont changé en 2026.
- La question sur les raisons de ne pas préparer sa voiture ne concerne que 43 personnes.
- Le sondage ne mesure pas le type d’hébergement choisi.
- Les résultats ne permettent pas d’établir qu’une hausse du carburant cause à elle seule un changement de comportement.
Ces limites n’empêchent pas d’identifier des tendances, mais elles interdisent de présenter les résultats comme une prévision exacte de la fréquentation touristique de l’été 2026.
Budget, transport et hébergement : ce qu’il faut retenir pour l’été 2026
L’étude OpinionWay pour Point S décrit des Français toujours attachés aux vacances, mais plus attentifs au coût total de leur séjour. La moitié prévoit de partir, tandis que près d’un répondant sur deux anticipe un effet de la hausse du carburant.
La destination, la durée du séjour et le moyen de transport deviennent des variables d’ajustement. Pour comparer un camping et un hôtel, le prix de la nuitée ne suffit donc pas toujours : le coût et la facilité du trajet peuvent aussi peser dans la décision.
Le sondage ne permet pas de déterminer quel hébergement sera privilégié. Il montre cependant que les acteurs du tourisme évoluent dans un contexte où les voyageurs arbitrent davantage entre distance, mobilité, budget et durée des vacances.
Fiche source
| Élément | Information |
|---|---|
| Titre de l’étude | Les Français et les départs en vacances – 6e édition |
| Auteur ou organisme | OpinionWay pour Point S |
| Date de publication | Mai 2026 |
| Type d’étude | Sondage quantitatif en ligne |
| Population ou échantillon | 1 002 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus |
| Période étudiée | Interviews du 22 au 25 mai 2026 ; projets concernant l’été 2026 |
| Zone géographique | France |
| Source | PDF fourni par l’utilisateur |
Questions fréquentes sur le budget des vacances 2026
Combien de Français prévoient de partir en vacances en 2026 ?
Cinquante pour cent des Français âgés de 18 ans et plus déclarent prévoir un départ pendant l’été 2026.
Le prix du carburant change-t-il les destinations de vacances ?
Oui pour une partie des répondants : 18 % déclarent qu’ils changeront de destination afin de limiter leurs frais de carburant.
Quel budget les automobilistes prévoient-ils pour le trajet ?
Soixante-neuf pour cent prévoient 300 euros ou moins pour le carburant, les péages et le stationnement. Trente et un pour cent anticipent un montant supérieur à 300 euros.
La voiture reste-t-elle le premier moyen de transport pour les vacances ?
Oui. Elle est envisagée par 63 % des personnes qui prévoient un départ ou qui n’ont pas encore décidé, devant l’avion à 15 % et le train à 13 %.
Les Français vont-ils davantage choisir le camping ou l’hôtel ?
Cette information n’est pas précisée dans l’étude. Le questionnaire ne porte pas sur le type d’hébergement réservé.
Tableau de vérification des principaux chiffres
| Chiffre ou résultat | Signification | Population ou périmètre | Page du PDF |
|---|---|---|---|
| 50 % | Prévoient de partir en vacances pendant l’été 2026 | Ensemble des 1 002 répondants | 8 |
| 9 % | Renoncent à un départ envisagé faute de budget | Ensemble des répondants | 8 |
| 47 % | Anticipent un impact de la hausse des carburants | Ensemble des répondants | 12 |
| 18 % | Prévoient de changer de destination | Ensemble des répondants | 12 |
| 12 % | Prévoient de réduire la durée du séjour | Ensemble des répondants | 12 |
| 63 % | Envisagent la voiture comme principal transport | 709 partants ou indécis | 16 |
| 31 % | Prévoient plus de 300 euros de budget automobile | 445 personnes envisageant la voiture | 35 |
| 35 % | Pensent dépenser moins que l’année précédente | Ensemble des répondants | 38 |