Longtemps perçues comme une solution pratique ou économique, les vacances en France apparaissent désormais comme un choix pleinement désirable. Selon un sondage OpinionWay pour E.Leclerc publié en juin 2026, 84 % des Français estiment qu’un séjour dans l’Hexagone peut être aussi attractif qu’un départ à l’étranger. Cette préférence ne repose pas uniquement sur la proximité : elle s’appuie aussi sur la diversité des paysages, la richesse du patrimoine et la possibilité de mieux contrôler son budget.

Les Français préfèrent-ils vraiment partir en vacances en France ?

Les résultats montrent un attachement marqué aux destinations nationales. Quatre-vingt-seize pour cent des personnes interrogées estiment qu’il est possible de passer d’excellentes vacances sans quitter la France et 73 % envisagent leurs prochaines vacances exclusivement dans le pays. La France arrive également en tête des destinations offrant le meilleur rapport entre le coût et l’expérience, devant l’Espagne et le Portugal.

L’essentiel à retenir

  • 96 % des Français pensent pouvoir passer d’excellentes vacances sans quitter le pays.
  • 84 % considèrent un séjour en France aussi désirable qu’un voyage à l’étranger.
  • 73 % envisagent leurs prochaines vacances exclusivement en France.
  • La découverte des régions est le premier moteur d’envie, citée par 44 % des répondants.
  • La Bretagne est la région préférée pour passer tout l’été, avec 25 % des réponses.
  • Le seuil moyen jugé trop élevé pour une semaine de vacances atteint 1 817 euros.
  • La France arrive en tête du rapport coût-expérience, avec 32 % des réponses.

La France rivalise-t-elle avec les destinations étrangères ?

Les vacances en France ne sont pas seulement considérées comme une solution de repli. Elles bénéficient d’une image suffisamment forte pour rivaliser avec les séjours internationaux.

84 %

C’est la proportion de Français qui jugent qu’un départ en France est aujourd’hui aussi désirable qu’un voyage à l’étranger.

Cette opinion est particulièrement répandue chez les personnes âgées. Elle est partagée par 91 % des 65 ans et plus et par 88 % des 50-64 ans. Elle descend à 73 % parmi les 18-24 ans et à 70 % chez les 25-34 ans.

La perception globale reste néanmoins très favorable dans toutes les générations. Au total, 96 % des répondants estiment qu’il est possible de passer d’excellentes vacances sans quitter le territoire national.

La France est aussi considérée par 85 % des personnes interrogées comme l’un des plus beaux pays du monde pour partir en vacances. Cette opinion atteint 92 % chez les 65 ans et plus, contre 74 % parmi les 18-24 ans.

Une intention de séjour national déjà très élevée

L’attachement déclaré se traduit dans les projets de vacances. Près de trois Français sur quatre, soit 73 %, envisagent de passer leurs prochaines vacances exclusivement en France.

Cette intention atteint 77 % chez les 35-49 ans, les 50-64 ans et les personnes âgées de 65 ans ou plus. Elle est plus faible chez les jeunes adultes : 54 % des 18-24 ans et 66 % des 25-34 ans déclarent envisager un séjour exclusivement français.

Une intention, pas une réservation confirmée

L’enquête mesure ce que les participants envisagent au moment du sondage. Elle ne permet pas de savoir si ces projets se sont ensuite transformés en réservations ou en départs effectifs.

Pourquoi la diversité du territoire français séduit-elle autant ?

Le principal argument des vacances nationales repose sur la variété des expériences disponibles. 92 % des Français considèrent que la diversité des paysages et des activités accessibles en France est souvent sous-estimée.

Lorsqu’ils doivent désigner les avantages qui leur donnent le plus envie de passer leurs vacances d’été en France, la découverte des territoires arrive en première position.

  • 44 % souhaitent découvrir ou redécouvrir certaines régions françaises.
  • 42 % veulent profiter du patrimoine, de la gastronomie, de la culture et des paysages.
  • 28 % apprécient de pouvoir parler français partout.
  • 26 % mettent en avant la possibilité de maîtriser leur budget.
  • 25 % citent la facilité d’accès à la destination.
  • 25 % souhaitent limiter le temps de transport.

La simplicité compte donc, mais elle n’est pas le seul moteur. Les deux premiers critères relèvent directement de l’envie de découverte et de la richesse de l’offre touristique française.

Le patrimoine attire davantage les générations âgées

La découverte des régions est citée par 56 % des 65 ans et plus, contre 35 % des 18-24 ans. La richesse du patrimoine, de la culture et de la gastronomie est également davantage valorisée par les seniors : 55 %, contre 30 % chez les plus jeunes.

Les jeunes se montrent en revanche plus attentifs à certains critères pratiques. La possibilité de parler français partout est citée par 43 % des 18-24 ans. La maîtrise du budget est mentionnée par 35 % d’entre eux, contre seulement 14 % des personnes âgées de 65 ans ou plus.

Les jeunes et les seniors ont-ils les mêmes envies de vacances ?

Les résultats mettent en évidence deux imaginaires touristiques assez différents. Les seniors privilégient davantage les séjours stables, patrimoniaux et littoraux. Les jeunes expriment plus souvent un intérêt pour les destinations du Sud et les expériences itinérantes ou atypiques.

Une maison en bord de mer en Bretagne attire 61 % des 65 ans et plus, contre 31 % des 18-24 ans. À l’inverse, le camping ou le glamping en Corse recueille 34 % chez les 18-24 ans, mais seulement 14 % chez les personnes âgées de 65 ans ou plus.

Le road trip à travers plusieurs régions françaises suit la même logique. Il intéresse 34 % des 18-24 ans, contre 16 % des 65 ans et plus.

33 %

Un tiers des 18-24 ans choisirait Provence-Alpes-Côte d’Azur s’il pouvait passer tout l’été dans une seule région française.

Chez les seniors, la Bretagne domine nettement. Elle est choisie par 30 % des 65 ans et plus, contre 12 % des 18-24 ans.

Quels paysages et séjours font le plus rêver les Français ?

Le littoral arrive en tête des envies. Le scénario le plus fréquemment choisi est celui d’une maison en bord de mer en Bretagne, sélectionné par 48 % des répondants.

  1. Une maison en bord de mer en Bretagne : 48 %.
  2. Un chalet dans les Alpes : 33 %.
  3. Une semaine dans un village provençal : 32 %.
  4. Quelques jours sur l’île de Ré sans voiture : 28 %.
  5. Un séjour en camping ou glamping en Corse : 23 %.
  6. Un road trip à travers plusieurs régions : 22 %.
  7. Un séjour gastronomique dans le Bordelais : 16 %.
  8. Une bulle sous les étoiles en Vendée : 12 %.
  9. Une cabane dans les arbres dans le Perche : 11 %.
  10. Un séjour à vélo le long de la Loire : 9 %.
  11. Une tiny house en Auvergne : 8 %.

Les trois premières propositions illustrent la diversité des grands imaginaires touristiques français : mer, montagne et village méridional.

La Bretagne domine aussi le classement des régions

Lorsqu’une seule région doit être choisie pour passer tout l’été, la Bretagne arrive en tête avec 25 % des réponses. Elle devance nettement Provence-Alpes-Côte d’Azur, à 16 %, et la Corse, à 11 %.

  • Bretagne : 25 %.
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 16 %.
  • Corse : 11 %.
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 9 %.
  • Occitanie : 8 %.
  • Nouvelle-Aquitaine : 8 %.
  • Normandie : 6 %.

Le budget favorise-t-il les vacances en France ?

La maîtrise du budget n’est pas le premier facteur d’attractivité des séjours en France, mais elle reste citée par 26 % des personnes interrogées.

En moyenne, les répondants considèrent qu’une semaine de vacances devient trop chère lorsque son coût total dépasse 1 817 euros pour le foyer.

1 817 €

C’est le seuil moyen au-delà duquel une semaine de vacances d’été est considérée comme trop coûteuse.

  • 12 % fixent le seuil à 500 euros.
  • 26 % le situent à 1 000 euros.
  • 24 % retiennent 1 500 euros.
  • 18 % choisissent 2 000 euros.
  • 10 % placent la limite à 3 000 euros.
  • 9 % la fixent à 4 000 euros ou plus.

La taille du foyer modifie fortement le seuil acceptable

Une personne vivant seule estime en moyenne qu’une semaine devient trop chère au-delà de 1 383 euros. Le montant atteint 1 951 euros dans les foyers composés de plusieurs personnes.

Il monte à 2 122 euros dans les foyers de quatre personnes et à 2 504 euros dans ceux qui comptent au moins cinq membres.

Les parents d’enfants mineurs fixent leur seuil moyen à 2 103 euros, contre 1 699 euros pour les personnes sans enfant de moins de 18 ans.

Un indicateur de perception

Le montant de 1 817 euros ne correspond pas au budget moyen effectivement dépensé. Il représente le seuil au-delà duquel les répondants estiment que le séjour devient trop cher pour leur foyer.

Pourquoi certains Français renoncent-ils malgré tout à partir ?

Malgré l’image favorable des vacances en France, l’organisation peut suffire à décourager une partie de la population. 30 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à partir parce que la préparation du séjour leur paraissait trop compliquée.

Parmi eux, 17 % indiquent avoir rencontré cette situation plusieurs fois et 13 % une seule fois.

Les jeunes adultes sont les plus concernés : 49 % des 18-24 ans et 46 % des 25-34 ans ont déjà renoncé. La proportion tombe à 20 % chez les 50-64 ans et à 16 % parmi les 65 ans et plus.

La complexité augmente avec la taille de la famille

Le taux de renoncement atteint 39 % chez les parents d’enfants de moins de 18 ans, contre 26 % chez les autres répondants.

Dans les foyers comprenant au moins cinq personnes, 46 % ont déjà abandonné un départ en raison de l’organisation. Parmi eux, 32 % déclarent que cela leur est arrivé plusieurs fois.

L’étude ne précise pas si ces difficultés relèvent principalement du transport, des réservations, du budget, de la disponibilité des participants ou du choix de la destination.

La France offre-t-elle le meilleur rapport entre coût et expérience ?

La France arrive en tête lorsque les participants doivent choisir la destination offrant actuellement le meilleur compromis entre le prix et l’expérience de vacances.

32 %

La France est la destination la plus souvent désignée pour son rapport entre le coût et l’expérience proposée.

  1. France : 32 %.
  2. Espagne : 20 %.
  3. Portugal : 17 %.
  4. Croatie : 11 %.
  5. Grèce : 9 %.
  6. Italie : 6 %.

La France dispose ainsi de douze points d’avance sur l’Espagne et de quinze points sur le Portugal.

Elle est particulièrement bien classée par les catégories populaires, qui la choisissent à 38 %, et par les 35-49 ans, à 36 %. Chez les catégories socioprofessionnelles supérieures, elle recueille 24 % des réponses.

Ce que révèle cette nouvelle relation aux vacances en France

L’étude montre que les destinations françaises ne sont plus seulement valorisées pour leur accessibilité. Elles sont associées au dépaysement, à la richesse des paysages, à la gastronomie et à la qualité de l’expérience.

Les attentes varient toutefois selon les générations. Les seniors privilégient davantage les territoires patrimoniaux et les séjours littoraux, tandis que les jeunes se montrent plus attirés par les road trips, la Corse et les formats atypiques.

Le budget et la simplicité restent déterminants. La maîtrise du coût, la réduction du temps de transport et l’absence de formalités peuvent renforcer l’attractivité de la France. À l’inverse, une organisation jugée trop complexe conduit encore trois Français sur dix à renoncer à partir.

Dans ce contexte, les offres les plus attractives sont probablement celles qui réunissent plusieurs promesses : une destination dépaysante, une organisation claire, un coût lisible et une expérience facilement accessible.

Comment l’étude a-t-elle été réalisée ?

Le sondage « Les vacances en France, entre envie, simplicité et proximité » a été réalisé par OpinionWay pour E.Leclerc en juin 2026.

L’enquête repose sur un échantillon de 1 006 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. Les participants ont été sélectionnés selon la méthode des quotas, à partir du sexe, de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle, de la taille d’agglomération et de la région de résidence.

Les interviews ont été réalisées les 24 et 25 juin 2026 au moyen d’un questionnaire auto-administré en ligne selon le système CAWI.

OpinionWay indique avoir appliqué les procédures de la norme ISO 20252:2019. Pour un échantillon d’environ 1 000 répondants, la marge d’incertitude annoncée se situe entre 1,4 et 3,1 points au maximum.

Mention obligatoire

Toute reprise totale ou partielle des résultats doit utiliser l’intitulé complet : « Sondage OpinionWay pour E.Leclerc ».

Fiche source

Informations relatives à l’étude analysée
Élément Information
Titre Les vacances en France, entre envie, simplicité et proximité
Organisme OpinionWay pour E.Leclerc
Date Juin 2026
Échantillon 1 006 personnes âgées de 18 ans et plus
Méthode Questionnaire auto-administré en ligne, système CAWI
Échantillonnage Méthode des quotas
Période de collecte 24 et 25 juin 2026
Zone étudiée France
Norme appliquée ISO 20252:2019

Questions fréquentes

Les Français préfèrent-ils partir en France ou à l’étranger ?

L’étude ne leur demande pas de choisir directement entre les deux. Elle montre toutefois que 84 % considèrent les vacances en France comme aussi désirables qu’un départ à l’étranger et que 73 % envisagent leurs prochaines vacances exclusivement en France.

Quelle région française attire le plus les vacanciers ?

La Bretagne arrive en première position avec 25 % des réponses, devant Provence-Alpes-Côte d’Azur à 16 % et la Corse à 11 %.

Quel séjour fait le plus envie aux Français ?

Une maison en bord de mer en Bretagne est le scénario le plus attractif, cité par 48 % des personnes interrogées.

Quel est le budget maximal jugé acceptable pour une semaine ?

En moyenne, les répondants considèrent qu’une semaine devient trop chère lorsque son coût total dépasse 1 817 euros pour leur foyer.

Pourquoi certains Français renoncent-ils à partir ?

Trente pour cent déclarent avoir déjà renoncé parce que l’organisation du séjour leur semblait trop compliquée. L’étude ne précise pas les difficultés exactes à l’origine de cette décision.